
On comprend beaucoup de choses.
On a déjà mis des mots sur ce qu’on vit. On voit nos schémas, on sait d’où ça vient, on a parfois même l’impression d’avoir “avancé”.
Et pourtant, dans les situations concrètes, rien ne change vraiment.
On continue à s’adapter. À anticiper. À réfléchir avant d’agir. À faire attention à ce que ça va provoquer.
On se dit qu’on devrait lâcher prise. Mais si on est honnête, on n’y arrive pas.
Pas parce qu’on ne comprend pas. Mais parce qu’on ne se sent pas en sécurité.
Et ça, on ne le regarde pas toujours.
Si tu veux comprendre ce qui se passe à l’intérieur quand tout tourne en boucle, tu peux lire cet article sur la surcharge mentale chez la femme.
Parce que souvent, le problème ne vient pas d’un manque de compréhension.
Il vient du fait que le système reste en tension.
Ce n’est pas un problème de volonté
On pense souvent que lâcher prise, c’est une décision, qu’il suffirait de le vouloir vraiment. Mais en réalité, on veut déjà.
On veut arrêter de penser autant, on veut se sentir plus légère, on veut arrêter de tout contrôler.
Mais dès qu’on essaie, quelque chose reprend le dessus. On recommence à analyser, à anticiper, à vérifier. Et on appelle ça “réfléchir”, mais c’est du contrôle.
Pas parce qu’on est rigide, parce qu’une partie de nous pense que c’est nécessaire.
On ne lâche pas… parce qu’on ne se sent pas en sécurité !
C’est là que ça devient intéressant.
Parce que le problème n’est pas qu’on ne sait pas lâcher. Le problème, c’est que lâcher, pour notre système, n’est pas perçu comme sûr.
Lâcher, ça veut dire ne pas tout anticiper, ne pas tout contrôler, prendre le risque que quelque chose ne se passe pas comme prévu.
Et si on a déjà vécu des situations où ça nous a coûté, alors le système s’adapte. Il garde le contrôle.
Même quand ça nous épuise.
On comprend… mais on continue quand même !
C’est souvent là que la frustration apparaît, parce qu’on sait.
On voit très bien qu’on en fait trop, qu’on pense trop, qu’on s’adapte trop.
Mais au moment où il faudrait faire autrement… On fait pareil.
Et ça donne cette sensation de tourner en rond. On avance dans la compréhension, mais pas dans le vécu.
La bascule ne se fait pas dans la tête !
On ne sort pas de ce fonctionnement en comprenant encore plus. On en sort quand on commence à voir ce qui se passe en direct, quand on remarque les moments où on se retient, où on anticipe, où on contrôle. Pas pour se corriger.
Mais pour arrêter de faire comme si ce n’était pas là. C’est souvent à cet endroit que quelque chose change. Pas immédiatement, pas parfaitement.
Mais suffisamment pour ne plus revenir complètement en arrière.
Conclusion
On ne manque pas de compréhension, on sait déjà beaucoup de choses.
Mais tant que le système ne se sent pas en sécurité, on continue à faire pareil.
Et à un moment, il ne s’agit plus de comprendre.
Il s’agit d’accepter de voir… et de ne plus s’éviter.
Si tu te reconnais dans ce fonctionnement, tu vois déjà de quoi il est question.
Tu sais dans quelles situations tu n’arrives pas à lâcher. Tu sais où tu continues à t’adapter alors que ça ne te convient plus.
Et tant que ça reste comme ça, rien ne change vraiment.
C’est exactement pour ça que j’ai créé DÉCLIC.
Pas pour t’apprendre à lâcher prise. Mais pour t’aider à voir ce que tu fais déjà, revenir dans ton corps, et arrêter de fonctionner uniquement en protection.

Valérie CHARLES DONATIEN
COACH SOMATIQUE pour les Femmes, les dirigeantes, & les Managers
Experte en gestion de crises Privées ou Professionnelles